La Dépendance à l'alcool...

Quand j'y pense, j'ai commencé tôt...    Ma première cuite, je l'ai prise à 5 ans...

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Je me rappelle bien du début...

 

5 ans, ma première Fête des Promotions...   L'école était finie, les Carrousels étaient là, j'avais reçu de l'argent de Maman, mais les Carrousels me "foutais la trouille"...  J'en ai essayé un et ça m'a suffi...

 

Avec l'argent qui me restait, j'ai été à la Boulangerie du village, acheté du chocolat...

 

J'ai vu une boîte, avec de petits chocolats en forme de Bouteilles... Et des noms bizarres :   Rhum - Kirsch -  Williamine...

 

Il fallait que j'essaye, que je goûte....  Le goût, c'était bizarre, mélange d'un truc fort, mais pas dégueulasse, avec le chocolat...

 

Je les ai toutes goûtées  !             Après je me rappelle que j'avais de la peine à marcher droit et je ne comprenais pas pourquoi...

 

J'ai retrouvé Maman, drôlement inquiète en me regardant arriver et je lui ai dit : " J'ai acheté des chocolats, avec un liquide dedans... "

 

La suite, je ne m'en rappelle plus...

 

Mon Père était alcoolique, un vrai, surtout au "gros rouge" et celui qu'il buvait était dégueulasse, il en est mort, cancer du Foie et du Pancréas,

une fin difficile, une déchéance vraiment pas belle à voir, et je me rappel ses derniers Mots :   " Fils, ne fait pas comme moi..."

 

Grâce à son exemple, aucune alcoolique dans la famille...   Mais j'ai eu mes "périodes" ...   Jamais plus que quelques mois, mais bien...

 

À part mes cuites d'adolescences, qui sont et resterons mémorable, car quand je bois, et que je dépasse "Le Verre" celui où la raison crie de ne pas le dépasser... Je vais jusqu'au bout...   Mais j'ai toujours eu la Cuite joyeuse...

 

Le drame, c'est le lendemain... (Où des fois le surlendemain...) En plus de cette gueule de bois infernale, les conséquences...

 

Rarement de la casse, mais plutôt des promesses embarrassantes et des situations encore plus...

Expliquer à Lisette, Angela, Martine, que j'avais un peu exagéré et que contrairement aux aveux, je n'étais pas amoureux...

Car mon vrai caractère remontait, j'oubliais bien sûr mes complexes et faisais de Grandes Promesses...  Et chaque fois, dans la merde...

 

L'alcool à surtout accompagné les dures périodes de ma vie, boire pour oublier un peu mes problèmes et retrouver un peu de paix...

 

L'alcool à surtout la faculté, dans certaines conditions et souvent une "bonne quantité" de provoquer un déclic !

 

Tout soudain, un éveil de courte durée, où mes problèmes me paraissaient moins graves et souvent "solutions Miracles" avant que le voile descende, après c'est foutu, impossible de faire marche arrière et toutes les difficultés à marcher dans ce corps...

 

L'alcool, c'est un "bon outil" mais il faut l'utiliser comme tel et ne pas s'y enfermer...   Facile à dire, mais plus dur à faire...

 

L'alcool au début permet de trouver des solutions, des réponses, des possibles pour reprendre sa vie en mains...

 

Ensuite, il devient une prison, fait oublier les réponses et solutions trouvées et enferme dans un désespoir, que l'on retrouve accentuer le matin....

 

L'alcool doit rester un Plaisir et non une Dépendance, car cette dépendance est lourde, les conséquences désastreuses, car l'alcool fin par nous enlever notre "Libre Arbitre"...

 

L'alcool devient un moyen, de refouler les problèmes pour "trouver un peu de paix" mais surtout il nous enfonce, chaque jour davantage, sans espoir de retour...

 

Pourquoi ?  

 

Tout simplement parce que pour arrêter et reprendre sa vie en mains il faut non seulement reprendre les problèmes du départ, ceux auxquels

"ont avait trouver des solutions, dont on se rappel plus" mais faire face à tous, aux nombreux problèmes accumulés depuis...

 

Le seul moyen d'arrêter, c'est d'abord de le vouloir, donc d'avoir un but et de faire des plans...  Tout seul, impossible ou presque...

 

Comme toutes les dépendances, l'arrêter pour rien est presque impossible, il faut une bonne raison et surtout, faire des plans, afin d'immédiatement remplacé cette dépendance par autre chose, un autre moyen de trouver un peu de paix, sinon foutu d'avance...

 

Mais le plus difficile pour s'arrêter, c'est le passage après le "STOP, ça suffit"... 

 

Cette Immense culpabilité, ce jugement de soi-même, ce rejet de soi-même, l'acceptation des conséquences...

 

Et surtout l'acceptation de reprendre les "premiers problèmes" ceux qu'on à fuit au départ et qui sont toujours là, additionner des autres...

 

Mission impossible sans un bon accompagnement et de bonnes raisons...  Et surtout des plans, avoir prévu la suite, un "remplacement"...

 

Accompagner un alcoolique, une alcoolique, dans l'espoir que par Amour, par Patience et Tolérance on va l'aider est une illusion, dont plusieurs ont fait l'expérience... 

 

C'est impossible, même avec la meilleure bonne volonté du monde, d'aider un Dépendant, si lui ne le désire pas, si lui n'a pas envie de reprendre sa vie en mains, si lui ne l'a pas décidé  !

 

Le seul moyen de l'aider serait de lui proposer des solutions de remplacement, lui proposer des activités qu'il pourrait facilement faire, afin de s'occuper, de se rendre utiles, afin qu'il supporte le passage du Bilan...

 

Si un Alcoolique ou tout autre Dépendant veut avoir une chance de s'en sortir, une chance de recommencer à vivre, il doit passer par un Bilan.

 

Seul, il en sera incapable car la réalité, sa réalité n'est déjà pas supportable, comment lui demander de l'accepter et d'accepter en plus les conséquences de son geste, et surtout d'accepter qu'il doit reprendre sa vie, là où il l'a quittée, c'est-à-dire faire face aux problèmes qu'il a fuit grâce à l'alcool ou toute autre drogue, toute autre dépendance....

 

Impossible, vous le réalisez bien !                    Impossible, non. Difficile oui, mais bien plus facile, avec une bonne raison...

 

 

C'est toujours pareil, c'est Le Robot, l'ego qui est dépendant, pas la conscience qui elle est toujours libre...

 

 

Alors et c'est pas le plus facile, il faut faire remarque au "Dépendant" cette réalité, cela permet d'accepter et de reconnaître, que sa responsabilité bien qu'insupportable est limitée...

 

Oui !   Son Robot, son Ego a pris le contrôle de ses gestes,           OUI !   Son Robot l'a enfermé dans ce geste !

 

Oui !   Il est responsable, mais pas complètement...  S'il le réalise, s'il l'accepte, s'il le reconnaît, la moitié du chemin est faite...

Car c'est la réalité !           C'est toujours et uniquement le Robot qui se coince dans les dépendances...

 

Le Robot, l'Ego, commande et s'occupe de geste machinal, c'est son boulot, assurer les gestes inconscients, comme respirer, digérer, dormir...

 

Quand le Robot découvre que par ce geste "prendre une cuite" il retrouve un peu de joie de vivre, un peu de paix et de liberté, ça lui suffit !

 

Pour lui, il suffit de recommencer...  

 

Au début c'est facile, puis de plus en difficile d'atteindre "ce Déclic" mais une fois de temps, il y arrive et ça lui suffit...

 

C'est le Robot, qui a pris le contrôle, sans que la personne s'en aperçoive, car l'alcool comme toute dépendance nous fait simplement perdre notre Libre Arbitre...

 

Et pour le Robot, ce n’est pas compliqué, il suffit de recommencer, d'en prendre davantage et de persévérer... 1 fois sur 10 sur 20 il y arrive...

 

Nous pouvons tous nous libérer de la Dépendance et quelle qu'elle soit, mais avant il faut en comprendre le principe... Et surtout le vouloir !

 

Par fatigue, par faiblesse, par incapacité de supporter la vie, d'agir ou réagir, nous avons abdiqués, et laisser l'entier contrôle de notre corps, de notre vie, à notre Rebot... Et lui, comme un enfant qu'il est, a pris les choses en mains...  Comment le lui reprocher !

 

Il a pris les "Choses en Main" au nom de la survie, dont il est responsable...

 

Faire le Bilan, quand on à compris ce principe, cette réalité, ce n'est plus si difficile, mais il faut redonner valeur à l'expérience...

 

Accepter que grâce à l'alcool, ou toutes autres dépendances, nous avons survécu...  Et que c'était l'unique moyen de survivre...

 

Accepter que notre Robot à fait des conneries, mais que lui à fait de son mieux, car lui ne comprend le sens du mot "responsable de ses actes" pour lui, il à fait de son mieux, éviter des conneries, même si pour cela il en é fait des pires...

 

Notre Robot, notre inconscient, notre Ego est un enfant de sept ans, c'est une réalité...

 

En cela, la responsabilité de ses actes est limitée, même si le résultat est Catastrophique... 

 

L'accuser ne fera que le refermer sur lui-même, et continuer ses conneries, car pour lui ce ne sont pas des conneries, mais un moyen de survivre, en attendant qu'un jour, une baguette magique le libère...  Et il à raison !

 

La Baguette Magique, c'est d'abord les mots magiques " STOP, ça suffit" qu'il doit prononcer à haute voix, afin de s'entendre...

 

Ensuite, réaliser que rien n'a changé...  Tout continue, la vie continue, sa vie continue, mais que grâce à cette action, il participe à nouveau...

 

Puis le Bilan :          Où en suis-je  ?       Qu'est ce qu'il reste de moi ?      Qu'est-ce que j'ai fait ?                 Comment pourrai-je m'en sortir  ?

 

Pour faire ce bilan, il faut commencer par un "Mea Culpa" accepté la réalité et ne plus la fuir...

 

Pour un alcoolique, une alcoolique cette action est impossible, car il n'envisage même pas que la responsabilité des conséquences de ses actes soit limitée, comme celle d'un enfant de 7 ans qui à fait des conneries...

 

Et surtout, comprenez-le bien et ne peut se pardonner à lui-même !

 

L'Amour et la patience que vous lui témoignez sont pour lui comme une insulte, cause de ses réactions violentes qui vous décourage...

 

L'alcoolique se haït lui-même, car dans ces nombreux moments de consciences, il voit les dégâts qu'il accomplit, il voit le désastre que son comportement engendre, mais il est impuissant, car il a totalement perdu le contrôle de son Robot, voit sa main se servir, voit son verre se porter à la bouche et boire, continuer à boire, dans l'espoir de ces petits moments d'oubli, nécessaire à sa survie...

 

L'alcoolique est impuissant, au sens propre, comme au sens figuré, l'alcoolique est un malade, qui à besoin de soins, mais qui les refusent d'avance, car lui est certain que son problème, sa maladie, n'a pas de sa solution.

 

L'alcoolisme, est une longue descente aux enfers, et l'alcoolique se voit descendre de jour en jour, se voit accomplir des gestes insupportables, dire des choses insupportables, faire des choses insupportables et cela ne fait qu'amplifier cette Haine qu'il à de lui-même...

 

Un alcoolique, quand il fait une crise de folie, généralement quand vous avez essayé de lui témoigner de la reconnaissance, prend cela pour une insulte, mais comprenez bien que tout ce qu'il fait, tout ce qu'il dit n'est adressé qu'à lui-même...

 

C'est lui-même qu'il insulte, quand il vous insulte, c'est lui même sur qui il cogne, quand il vous bat, c'est pour cela qu'il a tant de violence....

 

Les moments de conscience d'un alcoolique sont toujours suivit d'une rapide replongée, car ce qu'il voit de lui, de ce qu'il à fait de sa vie, des drames qu'il cause, des dégâts que ces coups, verbaux ou physiques, sont destructeur et jamais, je dits bien JAMAIS consciemment il ferra cela.  Il est avant tout spectateur de sa déchéance, un spectateur impuissant, condamné à continuer et toujours se haïr davantage...

 

Amis alcoolique, croyez que je vous comprends, croyez que j'ai vécu cette déchéance, pas dans cette vie, grâce à l'exemple de mon Père, et croyez que vous méritez le pardon, car vous n'êtes pas responsable de vos actes, de vos gestes, de vos dires, une simple responsabilité limitée, car jamais de "sang-froid" vous n'auriez accomplit ces gestes, jamais...

 

Pour une conscience de respect, faire du mal est impossible, car le se le fait à elle-même...  Pourquoi le ferait'-elle, elle en a tellement souffert.

 

Amis alcoolique, vous méritez le respect, vous avez bien asse souffert et vraiment vécus votre enfer, vous avez payé d'avance et pour vous, si vous êtes encore vivant, au jour d'aujourd'hui, c'est que vous faites partie du Nouveau Monde et que vous y avez votre place, votre seconde chance, il vous suffit de le vouloir et d'oser prononcer ce mot magique  STOP, ça suffit....

 

Ensuite, accepté d'abord que même si vous avez accompli des horreurs, la vie continue, la vie ne s'arrête jamais et vous en faites partie...

 

Puis acceptez de l'aide, de vos proches et acceptez simplement l'idée, qu'ils ne vous en veulent pas. Alors seulement vous pourrez le vérifier...

 

Ami alcoolique, il n'est jamais trop tard, l'important c'est d'être vivant, au moment de sa mort, et vous, vous êtes déjà mort...

 

Mourir, quand on est mort, c'est ne pas se rendre compte qu'on est mort, et continuer la ,même vie dans l'astral, dans l'espoir d'un appel "au secours" qui immédiatement mettra fin à cette expérience, car la vie en réalité n'est qu'une expérience, une suite d'expériences...

 

Oui, vous méritez de vire, oui vous méritez une "deuxième chance" et oui, vous l'avez à disposition, mais il faut la demander et surtout la respecter, car il n'est jamais trop tard pour bien faire...

 

Vous verrez et vous en serez même surprit, c'est que le début qui est difficile, l'arrêt et le bilan.  Le reste coule de source...

 

Votre corps vous a accompagné, il à subit vos excès et vous en fait pas reproche...  Votre Robot est "caceux", mais prêt à réparer les dégâts.

 

Regardez votre corps, osez !   Pour réaliser qu'il ne vous en veut pas et qu'il ne demande qu'un peu de considération que vous seul pouvez lui apporter. Ensuite, votre corps vous dira ce que vous devrez faire, ou ne plus faire, ce que vous devrez manger pour qu'il se réparer et même si la réalité n'est pas réparable, ce n'est pas grave, car vous mourrez vivant, sans avoir peur de la mort et cela sera une libération...

 

Puis vous irez simplement réparer vos corps, dans des Hôpitaux spécialisés, puis choisirez un nouveau projet de vie, que vous accomplirez les "yeux ouverts"...  La Vie est une aventure dont vous faites partie, à laquelle vous participer, a laquelle vous continuerez à participer la vie ne s'arrête jamais, c'est l'expérience qui s'arrête, mais uniquement pour en faire le bilan, afin de préparer la prochaine...

 

Vous êtes encore vivant, grâce à votre corps qui a supporter, grâce à vos amis, qui vous ont accompagnés, grâce à votre conscience que vous avez su préserver...

 

Pourquoi perdre du temps, la vie vous tends les bras et elle ne vous juge pas, soyez' en certain !

 

Pourquoi vous jugerait'-elle, vous le faite parfaitement vous-même, mais ce jugement de vous-même et faussé, car vous avez laissé votre Robot, votre inconscient, prendre le contrôle de votre vie et surtout vous l'avez subit, vous avez subi vos actes de destructions, qui avant tout étaient dirigées contre vous-même...

 

Acceptez que vous avez payé d'avance, acceptez que vous n'étiez pas responsable de vos gestes et de leurs conséquences, acceptez que cela fît partie de l'expérience et qu'elle est terminée, du moins si en accepter l'idée...

 

Saisissez la chance d'être encore vivant et acceptez de l'aide, acceptez d'être aidé, comme un malade qui guérit de sa maladie...

 

Le seul et unique problème, c'est ce jugement de vous-même, car en réalité vous seuls vous jugez !

 

Les autres ont bien asse à faire avec leur propre jugement pour vous juger, vous le comprenez !   C'est aussi simple que cela...

 

Et reprenez votre vie, là où vous l'avez laissée, et repartez de là, un enfant de 7 ans qui à fait des conneries, que jamais l'adulte qu'il est n'aurait commise et pardonnez-vous, car vous seul en avez le Pouvoir, tout simplement parce que vous seuls, vous jugez...

 

La vie est une Grande Aventure, et elle continue, fidèle à elle-même, vous rendez-vous compte, si la vie se jugeait...

 

On serait tous bien dans la merde, car on en fait partie et pas la plus belle partie...

 

Tous ensemble, car c'est le moment, ont arrête nos conneries et ont commence à les réparer... Et ce n'est pas difficile, tous ensemble...

 

Mais cela commence par chacun pour soit, faire selon ces moyens et ses possibilités, ce qu'on peut...

 

Mais avant tout, cela commence par soi-même, comme la charité...

 

Il n'y a pas de jugement dernier, c'est un Gros Gage !  Et très vite chacun le réalisera, car personne ne nous juge, à part nous-mêmes...

 

Pour certain, le bilan sera difficile, voir impossible et la vie choisira à leur place, simplement en accomplissant le résultat des conséquences de nos actes. Pour certain, cela sera simplement retour à la case départ, avec la conscience du chemin accomplit et le but de ne plus ou le moins possible recommencer, afin qu'au prochain carrefour de l'évolution, celui qui s'accomplit présentement pour nous, de faire le bon choix...

 

Et certains, dont je faisais partie, auront besoin d'utiliser cette seconde chance pour se pardonner à eux-mêmes les conséquences de leurs actes. Le seul moyen de se pardonner à soi-même et d'accomplir des gestes de respect, pour racheter ses conneries...

 

Alors, ne perdons pas de temps et profitons de commencer, pendant qu'on est vivant...

 

 

 

Votre ami Carveur.

Voulez-vous je vous raconte certaines de mes "Cuites" !

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